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Search Console nous voyait en page 5 : notre circuit du rapport à l'article relu

Un rapport quotidien Search Console et Bing nous montre ce que les gens tapent vraiment. Nous avons automatisé la collecte et le brief. Le choix du sujet et la relecture restent humains. Voici pourquoi.

Oui, Search Console permet d'automatiser une bonne partie de vos articles : la collecte des requêtes, le tri et le brief. Le choix du sujet et la relecture, en revanche, ne s'automatisent pas. Chez Pillet Grenié Bureau, un rapport quotidien nous montre ce que les gens tapent avant d'arriver sur notre site, et c'est lui qui oriente nos prochains articles, avec une personne qui valide chaque étape.

Que révèle vraiment votre rapport Search Console sur vos futurs articles ?

Dans nos propres outils d'analyse, la requête tapée par le visiteur n'apparaît pas. Pour nous, Search Console et Bing Webmaster Tools sont donc la source la plus directe pour savoir ce que les gens cherchaient avant d'arriver chez vous.

Nos cinq premiers jours d'import ont donné quelques centaines d'impressions et trois clics. Presque toutes les requêtes étaient en français et parlaient d'automatisation des tâches : « automatisation des tâches », « automatisation tâches répétitives », « automatiser taches ». Notre position moyenne tournait autour de 50 à 65, soit les pages 5 et 6. Dans nos données, ces positions lointaines n'ont produit presque aucune visite, d'où l'absence de clics.

Notre lecture est simple. Google nous associe déjà au bon sujet, mais nos contenus ne se classent pas encore. Pour un plan éditorial, c'est une excellente nouvelle : nous n'avons plus à deviner les sujets, il suffit de les lire.

Bing a envoyé un autre signal : une dizaine d'impressions seulement, mais en positions 1 à 10, sur de longues requêtes en langage naturel. Elles ressemblent aux recherches que Copilot ou ChatGPT envoient à Bing pour étayer une réponse. C'est un indice précoce que nos articles servent de source aux assistants IA, pas encore une preuve.

Pourquoi ne pas se contenter de l'interface ? D'après Incremys, elle affiche 1 000 lignes et 16 mois de données, alors que l'API renvoie jusqu'à 50 000 lignes par requête. Pour croiser pages et requêtes chaque semaine, mieux vaut stocker l'historique chez vous.

Deux pièges à connaître :

Du rapport à l'article rédigé : ce que nous avons automatisé, et ce que nous gardons à la main

La collecte, automatisée

Chaque matin, les données de Google et de Bing arrivent dans notre propre base, sur Supabase, hébergée à Paris. Pour chaque requête, nous récupérons les impressions, les clics, le taux de clic et la position moyenne, par page, par pays et par appareil. Nous constatons que les chiffres de Google arrivent avec quelques jours de retard. Nous réimportons donc les derniers jours à chaque passage, pour ne rien rater. Côté Bing, nous lisons les données à la semaine, au rythme auquel nous les recevons.

En clair, une ligne du rapport ressemble à ceci :

requête      : automatisation des tâches
moteur       : Google
impressions  : 55
clics        : 0
position     : pages 5 à 6

Une requête fréquente, aucun clic et une position lointaine : c'est un sujet que Google nous attribue déjà, mais nous n'avons pas encore de page assez solide pour y répondre.

Le brief, automatisé

Chaque requête est classée dans l'une de trois catégories : nouvel article, nouvelle section d'un article existant, ou à écarter. Le brief rassemble ensuite les requêtes visées, les pages concernées, les questions à couvrir et nos notes de projets réels. Un premier jet est rédigé à partir de ce brief.

À la main

Une personne choisit le sujet parmi les propositions. Une personne relit le texte avant toute mise en ligne. Ce sont les deux seules étapes manuelles, et nous n'y renonçons pas.

Pourquoi nous ne publions jamais un article généré sans relecture

Nous avons fait tourner une chaîne de contenu entièrement automatique pour nos réseaux sociaux : planification, génération, mise en forme et publication. Nous l'avons arrêtée en octobre.

La première raison, c'est la dérive des sujets. Une machine suit ce qui est facile à produire. En faisant l'audit de notre site, nous avons constaté que nos sujets penchaient vers l'automatisation pour fondateurs solo. Aucun article ne couvrait l'audit, l'intégration ou la visibilité, c'est-à-dire ce que nous vendons. Une machine qui choisit seule ses sujets accentue ce genre d'écart au lieu de le corriger.

La deuxième raison, c'est ce que nous avons observé sur les moteurs de réponse : ils peuvent reprendre un texte presque mot pour mot. Lors d'une revue pour une salle de sport indépendante, les réponses IA reprenaient presque à l'identique la description du site. Elles citaient une discipline qui n'était pas enseignée, pendant qu'un concurrent captait les réponses sur celles qui l'étaient vraiment. Si un article généré affirme quelque chose de faux, cette erreur devient la réponse que lisent vos prospects.

Un consultant SEO conseille d'automatiser la collecte, les contrôles et les alertes, et de laisser aux humains les décisions sur l'intention, les preuves et la publication. Nous sommes d'accord. Notre relecture vérifie trois choses : chaque affirmation correspond à la réalité, l'exemple vient d'un vrai projet, et la réponse arrive dès les premières lignes.

Comment nous mettons ce circuit en place pour un client

Nous commençons par les données, pas par l'écriture. Dès le premier jour, Bureau vérifie quatre points :

  • Une propriété existe-t-elle déjà ? Une vérification Google déjà présente sur le domaine signifie qu'un propriétaire existe, avec parfois des mois d'historique. Nous préférons alors nous faire ajouter comme utilisateur, pour profiter de l'historique existant plutôt que de repartir de zéro.
  • Le bon type de propriété. Sur notre propre site, le premier import a échoué : il cherchait une propriété « Domaine » alors que seule une propriété « préfixe d'URL » existait. Nous l'avons vu tout de suite, parce que nous vérifions le premier passage à la main.
  • Un accès en lecture seule pour le compte qui importe les données. Il consulte les données, il ne modifie rien.
  • Une alerte si l'import revient vide. Sans clé d'accès valide, un moteur est simplement ignoré, sans erreur. Un rapport qui s'arrête en silence est pire qu'aucun rapport : vous croyez qu'il ne se passe rien alors que les données manquent.

Avant le moindre nouvel article, nous comparons aussi ce que le site affirme avec la réalité de l'offre.

Le résultat pour le client : chaque semaine, il voit les questions auxquelles Google l'associe et les pages vues mais pas cliquées, puis valide un ou deux briefs. Son équipe passe son temps à décider, pas à exporter des tableaux. C'est le cœur de notre travail d'intégration et d'automatisation.

Quels résultats attendre, et au bout de combien de temps ?

Soyons honnêtes : rien ne bouge en une semaine. Sans historique existant, et avec des chiffres Google qui nous arrivent avec quelques jours de retard, il faut patienter. Dans notre expérience, il faut plusieurs semaines pour lire des tendances, et souvent plusieurs mois pour voir des positions changer.

Surveillez les signaux dans cet ordre :

  1. Les impressions sur les requêtes visées.
  2. La position, qui passe de la page 5 vers les pages 1 et 2.
  3. Les clics.
  4. Les demandes de contact.

Google présente d'ailleurs sa carte des requêtes dans Insights comme un moyen de repérer des contenus à créer ou à améliorer.

Pour les assistants IA, la visibilité reste partielle. Le rapport « IA générative » de Search Console n'affiche pour l'instant que des impressions, sans les requêtes. Les longues requêtes vues dans Bing sont pour l'instant notre meilleur indicateur précoce.

Notre propre point de départ est connu : les pages 5 et 6. Nous mesurerons la suite avec la même méthode que pour nos clients et publierons l'avant/après. La machine repère les sujets, une personne décide de ce qui est publié.

Écrit par

Pillet Grenié BUREAU a été fondé par Quentin Pillet et Tom Grenié.

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